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La Congrégation des Filles de la Croix

Construite sur l’emplacement de l’ancien prieuré fontevriste dont il ne subsiste que peu de vestiges, la Chapelle conventuelle apparaît comme l’un des incontournables de la commune et mérite une visite, ne serait-ce que pour la qualité de ses voûtes ou de ses vitraux ; plus généralement pour la majesté de son ensemble architectural.


La Maison de Famille…à travers le temps


La Puye, depuis les friches du XIIème siècle, temps de défrichage, d’assèchement et de construction par des moines fontevristes et toute cette longue histoire du monastère à travers les hauts et les bas de presque huit siècles de présence monastique.

Cette maison, (dite Maison du Bon Père) a été l’hôtellerie du monastère, puis une auberge, puis la maison où habita le Bon Père jusqu’à sa mort. Elle est marquée aujourd’hui, elle aussi, par l’Eucharistie qui s’y célèbre quelquefois. Cette pièce, un peu reliquaire dans sa simplicité qui dit l’essentiel. C’est le Lieu, centre de tous les bâtiments, édifice restructuré par Sœur Elisabeth, qui est le plus authentique de ce qu’on pu connaître de ces lieux nos fondateurs et nos premières sœurs.

Cette maison que le Bon Père voulait ouverte. Elle l’est à tous, à ceux qui viennent pour lui parler, à ceux qui ont besoin de quelque chose, qui n’ont pas osé demander aux sœurs mais qui osent avec lui, lui qui, lorsqu'il est malade, fait monter le visiteur, fut-il un mendiant, dans sa chambre et le fait s’asseoir près de lui devant la petite cheminée. Tout à côté est son minuscule bureau d’où partiront tant de lettres aux sœurs, lettres péniblement écrites de sa calligraphie tremblée, porteuses d’encouragements, de conseils et si souvent en référence au Christ de la Crèche, de la Croix et de l’Eucharistie.

Cette table où le Bon Père a pris ses repas pendant quatorze ans, évoque à la fois la Cène et le passage des pauvres dans la maison bien antérieure au Bon Père car cette pièce, retouchée un peu, avait donc été parloir des fontevristes, et salle d’auberge. Salle à manger du Bon Père et de ses invités, connue des "pauvres" et des gens de toute condition, qui venaient le rencontrer, elle vit passer bien des gens puis servit de réfectoire aux aumôniers Aujourd’hui, c’est un des lieux porteurs de vie spirituelle. Le Bon Père a vécu ici, il y reste son message d’accueil, de simplicité, d’Eucharistie qui est célébrée quelquefois.

Lieu important aussi, mais moins accessible, la cellule de Sœur Élisabeth. Lieu aujourd’hui hautement symbolique dans sa situation actuelle, parmi les résidents de la Maison de Retraite. Ce que vivons aujourd’hui à La Puye – ailleurs dans la Congrégation - lorsque nos locaux s’ouvrent à d’autres, fait partie de notre histoire. Notre histoire en Eglise et dans le monde aujourd’hui. Les bâtiments de La Puye et leur destination en sont témoins.

Aujourd’hui, l’EPHAD, la Maison de Retraite, occupe les locaux de ce qui fut construit pour être, et qui fut presque cent ans, un Noviciat. La population bénéficie de ces bâtiments.

Et une nouvelle construction, juste sortie de terre, avec cette force symbolique d’être à la fois autour et dans les bâtiments existants. Elle est pour les plus démunis, les malades atteints de la maladie d’Alzheimer. Elle s’appelle "Espace Maria Laura".

Sœur Maria Laura, Sœur Marie-Perpétue, Ste Jeanne-Elisabeth et le Bon Père peuvent être tranquilles … La mission continue … "ici" et dans tous les ici de nos insertions. La suite de Jésus à travers "Enseigner, Guérir" continue dans notre famille élargie, en Église et dans le monde de 2012. Aujourd’hui, à La Puye ici le charisme est vivant. Il l’est comme en un lieu source où l’on peut venir se recueillir pour puiser ensemble.

Et vous êtes, nous sommes ici présents, en ce lieu source, en cette salle qui récapitule en sa simplicité la force symbolique de notre charisme fondateur. Nous y sommes rassemblés, en communauté de foi, autour de la table qui évoque, comme aux Marsyllis, l’Eucharistie et les pauvres, les deux trésors du charisme reçu et à transmettre.


Ordre de Fontevraud

L'ordre de Fontevraud était un ordre monastique successivement protégé par les Plantagenêts et puis par la Maison capétienne de Bourbon a été fondé en 1101 par Robert d'Arbrissel lors de la création de l'abbaye de Fontevraud située sur le territoire de la commune de Fontevraud-l'Abbaye. Wikipedia

Fontevriste : Habitant de Fontevraud-l’Abbaye


La Grande Chapelle

De style néogothique, elle a été construite entre 1868 et 1874 sur l'emplacement de l'ancienne église des moniales.

En entrant, on est frappé par la hauteur des voûtes et le jeu de la lumière sur la pierre et les vitraux selon les heures du jour. L'autel majeur est adossé au chevet. Y sont représentés Jésus enseignant et quatre fondateurs d'Ordres : St Benoît, St Dominique, St François d'Assise et St Ignace.

L'autel face au peuple est composé de deux parties anciennes mais de styles différents. La table et les colonnettes sont de pur style Empire. Dessous se trouve le retable d'un autel Renaissance qui figurait dans un des bras du transept de l'ancienne église : au centre, Jésus, et de chaque côté : St Jean, St Roch, un abbé, une abbesse.

Les trois principaux vitraux centrent l'intérêt sur le Christ et le Mystère de la Croix : le Sacré-Cœur, la Vierge des Douleurs, St André. Dans la rosace, le Christ en croix et les Saints Fondateurs.

Les rosaces du transept sont des reproductions de tableaux : Jésus avec les enfants, et les disciples d'Emmaüs. La chaire, d'un gothique plus ornementé que la chapelle, est en chêne. Elle présente trois scènes: le martyre de St André, la remise des clés à St Pierre, la mère de Jacques et Jean implorant pour ses fils.

Les croix de consécration des piliers sont la reproduction exacte de celles de l'église du XIIème siècle, polychromes sur fond or.

Les chapiteaux et les clés de voûte présentent, en sculpture, des éléments de la flore locale.


Coupant l'extrémité de la nef, la grille de chœur, en bois ouvragé, du XVIIème siècle, et des stalles provenant de l'église des moniales.

La tribune qui porte l'orgue est éclairée par une vaste rosace.

Les vitraux des collatéraux représentent à partir du fond, à droite une abbesse fontevriste, St Pierre II, évêque de Poitiers, Ste Elisabeth de Hongrie, St Phèle et St Paul. A gauche, Robert d'Arbrissel, fondateur des Fontevristes, St Louis, Ste Radégonde, St Hubert et St Pierre.

La châsse de St André-Hubert Fournet : dans la partie gauche du transept.

La châsse, installée en 1928 est dans le style de la chapelle.

En bronze doré, elle est placée sur un autel de pierre soutenu par six colonnes de marbre avec chapiteaux et bases en bronze doré reposant sur une mosaïque rouge et or.

Cette même mosaïque tapisse le fond de l'arcosolium décoré de rinceaux.

L'inscription dit la prière de toute la vie du Saint : "Gloire au Père, au Fils, au Saint Esprit. "

La statue de cire contient les reliques du fondateur.

La châsse de Ste Jeanne-Élisabeth : dans la partie droite du transept.

Installée en 1935, la châsse est en bronze ton acier, avec des parties dorées. Le fronton en émail bleu fait ressortir le Calvaire en ivoire. Sous l'autel en pierre blanche les blasons des familles paternelle et maternelle d'Elisabeth et sur le sol, les initiales : Marie Élisabeth Bichier des Ages.

L'inscription "Jésus, Père des pauvres, ayez pitié de nous " dit ses dernières paroles.

La statue de cire contient les reliques. Le costume est celui des paysannes de la région au début du XIXème siècle.

C'est celui que choisit Élisabeth lorsqu'elle décida de se consacrer à Dieu, de passer sa vie à "soigner et instruire ", "glorifier Dieu et le faire glorifier par les petits et les pauvres"

A l'intérieur de la châsse, en médaillon d'émail polychrome, le blason de la Congrégation, grande croix nue encadrée des Cœurs de Jésus et de Marie, et Saint André portant sa croix en X.

Le Cloître

Le cloître actuel est récent : 1931 pour les ailes nord et est, 1968 pour la partie occidentale. Il ne reste aucun vestige du cloître fontevriste.

Le bâtiment au sud, parallèle à la chapelle, a été construit en 1852.

Le grand bâtiment fontevriste, à l'ouest, est resté tel qu'il fut restauré au XVIIème siècle. Le toit a conservé sa forte pente et sa corniche.

Le rez-de-chaussée est occupé sur toute sa longueur par des caves romanes d'origine, (XIIème siècle).

La cour entourée par les cloîtres est sur l'emplacement du cimetière des fontevristes.

Au centre a été édifié un bassin qui servit de château d'eau, recevant l'eau de la Fontaine des Dames, source située à un kilomètre ; il fournissait d'eau courante la partie inférieure des bâtiments.

Le bâtiment à l'est, restauré au XVI et XIXème siècle, est en partie occupé par le grand réfectoire de la communauté.

La Maison de St André Fournet

Voici, la "Petite maison" ancien parloir des Fontevristes, où habitaient le Père André Fournet et sa sœur Mlle Catherine.

" Mlle Catherine n'avait pas voulu abandonner son saint frère; là l'avait suivi à La Puye, s'étant dépouillée, au plus grand profit des pauvres, de tous les biens qu'elle possédait à Maillé. " (Déodata p. 255)


 
 
 

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